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A$AP Rocky

LONG.LIVE.A$AP

Longuement attendu, LONG.LIVE.A$AP, le premier album du new-yorkais A$AP Rocky dont la sortie a été repoussée maintes fois, renferme une multitude de guests (Drake, Kendrick Lamar, 2 Chainz, Joey Bada$$, YelaWolf, Danny Brown, Action Bronson, Florence Welch, Santigold ou encore Skrillex et Hit-Boy) : difficile de ne pas être alors impressionné par le talent flexible du rappeur d’Harlem. Mais était-ce la preuve des goûts musicaux éclectiques d’A$AP Rocky ou une liste établie par les directeurs artistiques de Sony pour s’assurer de leur investissement à sept chiffres ? Après écoute, une chose est sure : A$AP Rocky n’avait pas besoin d’autant d’invités pour justifier de ses capacités. Alliant une densité électro à une énergie folle couplé à un flow fantomatique, LONG.LIVE.A$AP, par son innovation, incarne à la perfection l’évolution et renouveau du rap contemporain.

Par Elodie Sophie

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Acid Rap

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Chance The Rapper

Acid Rap

Acid Rap ne confirme pas seulement la place d’un artiste hybride et foncièrement original. Le second projet de Chance The Rapper est également le terreau fertile d’une nouvelle scène alternative. Non content de briller par ses performances vocales, l’artiste s’entoure entre autres de Saba, Noname, Vic Mensa, Ab-Soul, Childish Gambino, Nosaj Thing et Action Bronson. Au-delà son propre cercle de férus musiciens, avec qui il formera le groupe The Social Experiment, il crée des liens solides, qui l’accompagneront sur le chemin de l’indépendance d’esprit. L’artiste marche dans les traces de ses aînés de Chicago pour emmener sa voix éraillée vers un style de rap singulier, en marge des sonorités de l’époque mais en parfaite cohérence avec son temps. Good ass job.

Par Florian Perraudin-Houssard

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Indigoism

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The Underachievers

Indigoism

Quelques mois après l’explosion Joey Bada$$ et sa mixtape 1999, c’est un autre groupe affilié au mouvement Beast Coast qui s’élance avec Indigoism, une mixtape qui sera le manifeste d’introduction du duo The Underachievers. Avec l’ésotérique « Gold Soul Theory » d’abord puis l’incroyable « Herb Shuttles », toute une génération de YouTube ratpis se retrouvent vite accros aux effluves psychédéliques du duo de Flatbush.

Sur les 17 titres d’Indigoism, Issa Gold et AKTHESAVIOR rappent leurs visions psyché de la pleine conscience et leur amour pour les sciences occultes sur des beats low-fi, oscillant entre samples jazz et drill frénétique. Une autre version du SoundCloud rap qui parle de drogue non pas pour apaiser la douleur mais plutôt comme un moyen de débloquer des potentiels créatifs inexplorés. Une originalité qui n’aura pas échappé au géant Flying Lotus qui avait vu juste en produisant et distribuant cette mixtape devenue légendaire via son label Brainfeeder.

Par Antoine Bosque

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12 Reasons To Die

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Ghostface Killah & Adrian Younge

12 Reasons To Die

En 2013, le scénariste Ghostface Killah s’associe à Adrian Younge afin de créer leur propre film musical : 12 Reasons to Die. Un album concept qui se déroule dans un univers mafieux, on suit le personnage de Tony Starks qui est assassiné par ses boss et dont les restes sont pressés dans 12 vinyles. L’album conte la résurrection de Tony Starks en Ghostface Killah et sa vengeance sur ses meurtriers. Un véritable scénario de polar, conté par le rappeur du Wu-Tang à travers douze chapitres et accompagné par de magnifiques instrumentaux d’Adrian Younge. Son histoire originale et son ambiance unique font de 12 Reasons to Die un des albums les plus intéressants de la décennie sur le plan créatif.

Par Sébastien Laurent

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Yeezus

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Kanye West

Yeezus

Yeezus. Rupturiste et brillant. L’album le plus expérimental et sûrement le plus mal compris de Kanye West. Rap et délires électroniques s’entrechoquent, interrompus brutalement par des samples de soul dégoulinants. Un melting pot orgasmique, qui offre à Ye le support idéal pour son discours révolté, à la limite de l’anti-capitalisme. Multinationales et politiciens, qui vouent selon lui les noirs à un esclavage moderne, en prennent pour leur grade. Autoproclamé dieu, Ye discute avec Jésus et flirte avec la folie. Les prémisces de son nouveau personnage médiatique, aux côtés de sa future épouse Kim Kardashian. Folie, et surtout génie, sont amplifiés par la fine fleur des producteurs. S’alignent sur les crédits de la pochette, ou plutôt de la non pochette, un casting plus grand que nature. En invités d’honneur, les français Daft Punk, Brodinski et Gesaffelstein, ou encore Lunice et Hudson Mohawke. Le rêve de tout fan de rap bercé par la musique électronique.

Par Florian Perraudin-Houssard

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Doris

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Earl Sweatshirt

Doris

En 2012, le collectif Odd Future s’est imposé comme le crew à suivre. Mais l’un de ses plus brillants éléments, Earl Sweatshirt, se retrouve en camp de redressement pour mineur. Cette incarcération crée une attente autour de son premier album qui se cessera d’augmenter à chaque « Free Earl » crié en concert. Quand sort enfin Doris, les fans découvrent un tracklisting incroyable partagé entre son équipe rapprochée (Tyler, The Creator, Frank Ocean) et des producteurs reconnus (RZA, Pharrell Williams). Malgré cela, ce premier album se révèle particulièrement minimaliste et lugubre. Earl y exprime son mal-être, concernant ses relations familiales et sa soudaine célébrité. Des thèmes dont il n’arrivera jamais tout à fait à se détacher.

Par Thomas Bosque

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