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Ab-Soul

Control System

Avant l’explosion programmée de Kendrick Lamar, le discret Ab-Soul avait réussi un véritable tour de force avec son deuxième album. Fort de sa réputation de « wizardish genius », le rappeur est peut-être celui de la bande à avoir immédiatement mis en place l’univers le plus singulier. Un univers où se croisent alcool, drogue douce et théories du complot, comme des éclairs de lucidité dans le trouble des vapeurs enivrantes. « It was all a dream, I swear it never happened » : Ab-Soul se permet de citer Biggie pour mieux déconstruire, apposer son regard sous substance, lui qui se revendique d’Edgar Allan Poe dans le même couplet, partageant un même goût pour l’étrange.

Par Benjamin Boyer

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R.A.P Music

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Killer Mike

R.A.P Music

Découvert sur Stankonia, Killer Mike est un rappeur déjà reconnu et installé lorsqu’il croise la route du new-yorkais El-P. L’Histoire faisant parfois bien les choses, R.A.P Music est le premier projet en commun entre les deux artistes, juste avant de continuer leur route plus officiellement sous la bannière Run The Jewels. La frontalité du rap de Killer Mike rencontre la production expérimentale d’El-P, mythique créateur du label Def Jux, pour une alchimie immédiatement palpable. Politiquement engagé, le projet fait la part belle à la lourde production d’El-P, tout en synthés et en rythmiques brutales, lorgnant clairement vers le début des années 1990, époque bénie d’un rap ouvertement politique et sans fioritures. Impossible de ne pas penser à la connexion Ice Cube-The Bomb Squad, deux univers sonores disparates qui se rencontrent pour mieux se fondre l’un dans l’autre.

Par Benjamin Boyer

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Skelethon

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Aesop Rock

Skelethon

Après dix années passées sous l’étendard du mythique (mais mourant) label Def Jux, Aesop Rock signe avec Rhymesayers, important label indépendant. Pour la première fois de sa carrière, Aesop produit entièrement un album en se libérant de l’influence d’El-P et de Blockhead, même si l’univers reste proche des sonorités industrielles et expérimentales de la clique Def Jux. Le rappeur marrie les riffs de rock de garage aux 808 crasseuses, en passant par des samples lugubres qui donnent la parfaite base à son rap introspectif et d’une qualité lyricale rare. A ce niveau, peu de rappeurs peuvent soutenir la comparaison tant Aesop multiplie les tours de force pour évoquer ses propres doutes en s’appuyant sur l’alchimie qu’il trouve enfin avec sa propre production. Un véritable fantasme de projet rap qui fera date dans l’histoire des albums auto-produits.

Par Benjamin Boyer

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Life Is Good

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Nas

Life Is Good

Après plusieurs albums plus que décevants, le dixième essai de Nas, Life Is Good, est apparu comme l’un de ses meilleurs projets depuis un paquet d’années. Évitant nombre de ses précédents écueils, le rappeur de Queensbridge livre ainsi un opus solide, cohérent et particulièrement honnête, grandement inspiré par une vie personnelle assez agitée. Il y a bien sûr son divorce avec Kelis (dont la robe de mariée figure sur la cover), mais aussi les frasques de sa fille adolescente sur Twitter, évoquées sur le marquant « Daughters ». Une bande originale de sa vie orchestrée de main de maître par No I.D, épaulé par les anciens Buckwild et Salaam Remi, sans oublier le regretté Heavy D, qui produisit le single « The Don » avant sa mort.

Par Hugo Ferrandis

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