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22/11/2010

Freeway & Jake One

The Stimulus Package

Dans une Amérique encore embourbée dans la crise des subprimes, le producteur Jake One et le rappeur Freeway décident d’allier leurs forces en 2010 pour proposer leur plan de relance, The Stimulus Package. Pour cela, fort du succès de son précédent White Van Music, Jake One propose des productions punchy à base de samples soul dynamités, que l’artiste de Philadelphie se fait un plaisir de découper à l’aide de son flow si reconnaissable. Sans être révolutionnaire, le tout reste d’une efficacité redoutable, à l’image des bangers « Throw Your Hands Up » ou « Microphone Killa ». Assez pour relancer l’économie du pays ? Peut-être pas, mais pour offrir un joli moment d’alchimie entre deux amoureux du hip hop, oui.

Par Hugo Ferrandis

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Marcberg

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Roc Marciano

Marcberg

La décennie 2010 s’ouvre sur un flashback. Une véritable faille temporelle. Ancien du Flipmode Squad, Roc Marciano va devenir, avec son premier album, la nouvelle référence du rap indépendant. Plongeant l’auditeur dans un univers crasseux, à la frontière floue du fictif et de l’introspectif, le rappeur new-yorkais impose sa production minimaliste, presque étouffante, et son flow hypnotique, tout en rimes internes virtuoses pour composer un album immédiatement emblématique. Marciano construit un véritable film aux boucles discordantes, faisant se croiser la cinéaste Shirley Clarke, le philosophe Thoreau ou le romancier Iceberg Slim dans un pur fantasme de rap mafioso des années 90. Nouvelle figure d’autorité du rap new-yorkais, il inspirera toute une tendance du boom-bap minimaliste de la décennie alors à venir. Le coeur de New York est froid, mais bat toujours.

Par Benjamin Boyer

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Sir Lucious Left Foot: The Son of Chico Dusty

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Big Boi

Sir Lucious Left Foot: The Son of Chico Dusty

L’un des membres d’Outkast qui se lance en solo, pas besoin d’un pitch plus long pour créer une certaine attente et attirer la nation Hip Hop. Repoussé pendant plus de deux ans pour des problèmes contractuels, il aura donc fallu patienter jusqu’en 2010 pour qu’arrive enfin ce premier album de Big Boi. 15 morceaux qui ne sont que la confirmation naturelle du talent d’Antwan André Patton qui s’en donne à coeur joie sur les “Daddy Fat Sax”, “Turns Me On”, “Shutterbug” et autres “Tangerine” ou “Fo Yo Sorrows”. Avec cet album solo, Big Boi aura réussi à nous contenter là où Andre 3000 est encore attendu aujourd’hui, se réservant pour quelques apparitions prestigieuses en featuring…

Par Thomas Trochaud

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Pilot Talk

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Curren$y

Pilot Talk

Si l’association peut paraître surprenante au premier abord, la collaboration entre Curren$y et Ski Beatz restera comme l’une des grandes satisfactions de l’année 2010. Les deux artistes rassemblés sur la nouvelle structure musicale DD172 de Damon Dash offriront à leur discographie respective une ligne importante. “Audio Dope II”, “King Kong”, “The Day” (avec Mos Def et Jay Electronica) et “Chilled Coughphee » (avec Devin the Dude) sont autant de morceaux marquants qui résonnent encore aujourd’hui comme des souvenirs impérissables. Pilot Talk se transformera par la suite en trilogie avec deux autres volumes de bonnes factures, qui n’arriveront pas toutefois à rivaliser avec le premier du nom, véritable référence.

Par Thomas Trochaud

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Teflon Don

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Rick Ross

Teflon Don

Impossible de ne pas mettre Rick Ross dans cette sélection des années 2010, lui qui entama la décennie sur les chapeaux de roues avec la masterclass Teflon Don. Sur des productions qui transpirent l’opulence et le luxe signées J.U.S.T.I.C.E. League, Kanye West, No I.D. et Lex Luger, la voix de Rozay glisse sans effort du début à la fin, tel un yacht au large de Miami Beach. Un peu plus soulful et « détendu » que ces prédécesseurs, Teflon Don vint affirmer le style cinématique et grandiose à jamais associé au rappeur. Même s’il continuera à sortir régulièrement des projets de qualité par la suite, Teflon Don pourrait être le dernier vrai classique de sa discographie.

Par Hugo Ferrandis

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Gas Mask

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The Left

Gas Mask

Quel début de décennie pour Apollo Brown ! Le producteur de Detroit, omniprésent sur la scène underground, transforme chaque projet qu’il touche en or pour le plus grand plaisir des diggers. The Left, monté avec les rappeurs Journalist 103 et DJ Soko, nous offre un Gas Mask irrespirable du début à la fin : une preuve que le producteur possède une maitrise incomparable en termes de head bangers. Globalement, ça tape très fort, en témoigne les morceaux « How We Live », « The Funeral », ou encore « Desperation ». Si l’on ajoute à ça un choix de samples judicieux (« The Melody », « Caged Birds ») et des performances de haut vol, on obtient un des projets contenant le plus de morceaux potentiellement dangereux pour la nuque.

Par Antonin Lacoste

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Nineteen Ninety Now

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Celph Titled & Buckwild

Nineteen Ninety Now

Ce Nineteen Ninety Now agit un peu comme une résurgence d’un son oublié, voire fantasmé, de la golden era. Celph Titled et le mastodonte Buckwild, têtes pensantes du projet, s’y attachent en exploitant uniquement des oldies, des productions jusqu’alors inexploitées de ce dernier. Celph Titled n’a pas que son gros flow et sa verve pour briller, car il manie aussi l’analogie dans la blague limite-limite de manière assez habile. On y retrouve évidemment des invités de marque issus des deux familles de ce mariage fructueux : du D.I.T.C. et d’Army of the Pharaohs. « Swashbuckling », par exemple, en est un échantillon gratuit appétissant : quatre emcees en feu sur quatre beats ressortis des égouts du Bronx. Un must-have des 90s de 2010.

Par Antonin Lacoste

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Gutter Water

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Gangrene

Gutter Water

Ce projet en commun de deux producteurs reconnus, Oh No et Alchemist, n’est pas sans rappeler le concept du Champion Sound du duo Jaylib composé de J Dilla et Madlib (grand frère de Oh No). Une association sous le signe du beatmaking qui tient toutes ses promesses. Derrière le côté crado en apparence de cet album (nom du duo, titre et pochette), se cache au final un travail très propre et convaincant, où bien évidemment le côté production prend rapidement le dessus. ALC et Dr. No se rendent coup par coup et construisent ensemble une structure cohérente où les guests (Evidence, Planet Asia, Fashawn, Raekwon, Guilty Simpson, Big Twins) viennent donner un coup de main essentiel au micro.

Par Thomas Trochaud

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