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15/11/2011

02/12/2011

Stalley

Lincoln Way Nights

Fraîchement signé sur MMG, le label de Rick Ross, Stalley s’associe avec Rashad, inconnu au bataillon, pour une mixtape disponible à l’époque sur Bandcamp. Elle connaîtra un vrai succès, dans la lignée de l’univers musical imposé par Curren$y et Ski Beatz (Stalley fera une apparition sur Pilot Talk). Le rappeur embarque sa musique sur les routes de son Ohio natal, plus précisément sur la Lincoln Highway qui traverse Massillon en son centre. L’occasion de rendre hommage à l’esprit d’une ville, d’une partie de l’Amérique, où les sub-woofers grondent dans les coffres de voitures rutilantes, devant les paysages désolés d’usines désaffectées. Le projet, non sans défauts, brille surtout par l’alchimie entre le style décontracté de Stalley et la production si particulière de Rashad, tout en 808 et samples soulfuls, comme passée dans un filtre Screwed and Chopped.

Par Benjamin Boyer

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The Greatest Story Never Told

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Saigon

The Greatest Story Never Told

Rarement un album aura aussi bien porté son nom. De sa sortie de prison en 2000 jusqu’à la sortie officielle du projet, Saigon aura passé dix années à vouloir raconter son histoire et confirmer les promesses placées en lui. Il trouve en Just Blaze le mentor qui saura le mettre en valeur mais ses relations avec Atlantic, sa maison de disque, se dégradent fortement. Le rappeur new-yorkais brille de freestyle en freestyle mais ne sort rien de plus que des mixtapes. Après un long bras de fer, l’album voit enfin le jour en indépendant. Il porte les stigmates du temps passé: des samples difficilement clearés, des boucles rejouées, des ambiances parfois datées mais Just Blaze réussit à rendre le tout cohérent, des transitions millimetrées à l’ambiance globale soulful, en ne perdant jamais de vue l’idéal d’un son new-yorkais plus brutal, nourri aux disques du DITC. Finally told.

Par Benjamin Boyer

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The Book of David

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DJ Quik

The Book of David

En 2011, après une période de passage à vide, DJ Quik retrouve de sa superbe sur son huitième album au titre biblique et assoit une bonne fois pour toute son statut de légende du hip hop made in California. Le sous-estimé rappeur et producteur de Compton signe son retour en solo avec la flamme de l’inspiration ravivée, et des textes dans lesquels il fait le point sur sa vie, oscillant entre jeux de mots espiègles (« Babylon », « Boogie Till You Conk Out »), une colère à peine dissimulée (« Fire and Brimstone », « Ghetto Rendezvous ») et une maturité remplie de sagesse (« Nobody », « Time Stands Still »). Toujours dans un esprit de célébration qui a fait sa renommée, Quik se montre plus focus que jamais sur ses beats réjouissants tirés aux cordeaux, sur lesquels il invite quelques uns de ses amis proches des alentours à se joindre à la fête : Ice Cube, Kurupt, Jon B ou encore le plus pimp des pimps, Suga Free.

Par Simon Da Silva

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Lone Sharks

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The Doppelgangaz

Lone Sharks

Enfant légitimes d’un boom bap minimaliste new-yorkais et suppôts au moins aussi légitimes de Satan, le duo d’amis d’enfance formé par EP et Matter Ov Fact nous pondent Lone Sharks en 2011. Mini-tremblement de terre au sein de la scène « sous-terre ». « En voilà deux fossoyeurs forts à l’aise avec leur pelle et qui savent cultiver le mystère », pourra-t-on entendre dans les étroites travées des cimetières emos les plus craignos du globe. Un codex est nécessaire pour déchiffrer les hiéroglyrics, l’ambiance sombre du mastering combinée aux flows sinistres et aux effets de distorsion plongent l’auditeur dans une délicieuse ambiance mortifère. Un humour noir aussi sombre que leur black cloak et c’est la cerise sur le tombeau. C’est avec ce genre d’attitude positive qu’on ramène de la clientèle dans son commerce de pompes funèbres.

Par Antonin Lacoste

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Section 80

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Kendrick Lamar

Section 80

Point d’ancrage de la discographie de Kendrick Lamar, Section.80 est pour moi le meilleur compromis pour découvrir ou redécouvrir K-Dot. Entre insouciance des débuts et talent indéniable, ce premier album installe Kendrick dans la sphère des rappeurs à suivre à partir de 2010. Presque 10 ans après la sortie du CD et deux autres classiques plus tard, la nostalgie et l’admiration pour Section.80 reste intacte. Déjà très conceptuel à son époque, Lamar raconte l’histoire de Tammy et Keisha, la dénonciation des drogues, les problèmes d’amours… Hier, c’était juste le premier album de Kendrick Lamar. Aujourd’hui, c’est une véritable cure de jouvence et demain, ce sera un classique intemporel du rap US.

Par Kevin Berthouly

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Watch the Throne

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JAY-Z & Kanye West

Watch the Throne

L’alliance de deux super-héros du rap : voilà la promesse alléchante du projet Watch the Throne en 2011. Dans une ambiance plutôt sombre dans les thèmes mais grandiloquente dans la production et les arrangements, Kanye West et Jay-Z ont concocté un blockbuster imparable qui, malgré certains défauts, marqua clairement son époque. Avec ce Watch the Throne enregistré dans des hôtels 5 étoiles de Paris, Londres ou Abu Dhabi, les deux mastodontes américains ont réussi à imposer leur vision luxueuse et « haute couture » du rap, entre boucles soul et beats agressifs, avec des tubes comme « Otis » ou « Ni***s in Paris » qui prendront notamment leur entière dimension lors d’une impressionnante tournée mondiale.

Par Hugo Ferrandis

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XXX

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Danny Brown

XXX

Danny passe le cap symbolique des 30 ans en nous invitant à son trip d’anniversaire. Au programme de ce musée des horreurs hilarant quand il n’est pas dérangeant : profusion de sexe débridé et pluie de drogues en tous genres, comme le laisse facilement deviner le caractère explicite du sigle au triple sens du titre. Pour sa première mixtape signée chez Fool’s Garden, l’incomparable rappeur de Détroit n’y va pas avec le dos de la cuillère et repousse constamment l’auditeur dans ses retranchements. Les productions sales et boostées électroniquement nous immergent qu’on le veuille ou non au cœur de ses récits d’ancien dealer au penchant prononcé pour la dépravation. Constamment surprenant, XXX donne à voir un Danny Brown particulièrement complexe, entre la gravité de la dure réalité et l’enfoncement dans un désespoir vécu comme dans un monde parallèle digne d’un cartoon.

Par Simon Da Silva

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Cats & Dogs

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Evidence

Cats & Dogs

Ce Cats & Dogs de 16 morceaux (+3 bonus), deuxième de la trilogie commencée en 2007 par The Weatherman LP, sent bon le boom bap de la golden era. Les producteurs Alchemist, DJ Premier ou encore le duo Sid Roams viennent d’ailleurs y faire la pluie et le beau temps. Toujours concis et varié, avec des guests soigneusement triés sur le volet (Raekwon, Roc Marciano, Ras Kass, Prodigy…), jamais ennuyeux autant sur la forme que sur le fond, Evidence et son flow tempéré nous fournissent là un album maitrisé, donc excellent. Il conclura en 2018, soit sept ans plus tard la trilogie avec Weather or Not, un album de la même trempe.

Par Antonin Lacoste

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Charity Starts at Home

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Phonte

Charity Starts at Home

Premier solo du Little Brother Phonte qui témoigne ici d’une maturité indéniable. La vibe est bien évidemment chill et bienveillante à l’image des soulful « To Be Yours » et « The Life Of Kings ». L’exécution maitrisée s’inscrit dans la lignée artistique de son groupe. On notera la présence remarquée et remarquable de l’autre bro’ 9th Wonder, qui produit ici quatre instrumentales dont « The Good Fight » ou « Eternally », deux des morceaux les plus marquants du projet. On notera aussi l’absence toute aussi visible de Big Pooh, son bro’ de toujours au mic. L’histoire voudra que les deux se réconcilient après cinq ans sans échange, aboutissant en 2019 à May The Lord Watch, un album d’excellente facture passé assez injustement sous silence.

Par Antonin Lacoste

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Take Care

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Drake

Take Care

En ce début de décennie 2010, Drake a eu l’art et la manière de souffler le chaud et le froid. Après la sortie de sa première mixtape So Far Gone, savant dosage de rap sentimental et de ce que le R&B contemporain a fait de mieux, son premier album Thank Me Later a quant à lui laissé un gout d’inachevé malgré la reprise de sa recette magique dont lui seul a le secret. Malgré tout, ces deux premiers projets lui ont permis de s’inscrire rapidement parmi la liste des artistes les plus successful et rentable des années 2000. La sortie de Take Care fin 2011 vient donc à point nommé et s’impose comme une masterpiece tant par sa construction que par ses sonorités, créant une osmose indéniable entre les morceaux. Véritable introspection, Drake jongle avec brio entre expériences futiles dans une société moderne et émotions complexes. C’est aussi un album à retenir pour sa prise de risque : dans une époque où les auditeurs demandent du rap « classique », il est l’un des premiers à montrer une facette aussi sensible dans quasiment tous ses morceaux. Les pairs de Drake ont d’ailleurs affirmé à propos de cet album que ce n’était pas du « vrai rap ». Et c’est là où réside la réussite de Take Care : parce qu’à partir de 2011, les rappeurs assumant enfin presque fièrement leur part de fragilité, le rap n’a plus jamais été le même.

Par Elodie Sophie

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Undun

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The Roots

Undun

Comme si leur carrière de près d’un quart de siècle et leur place de résidents au Jimmy Fallon Show n’était pas suffisants, c’est avec un concept album que nous reviennent les inépuisables Black Thought, Questlove et leur clique de(s) Roots en cette fin d’année 2011. Leur dixième projet, Undun, est construit selon une trame narrative autour de la mort, mais surtout de la vie, de Redford Stevens, personnage fictif issu de la rue. L’album touche à énormément de genres : allant de la néo-soul, au free jazz, et en se permettant quelques détours par le classique. Beaucoup de vie et de variété dans l’instrumentation font de cet album l’un des plus marquant de la discographie du groupe de Philadelphie.

Par Antonin Lacoste

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