Warm Brew, vent chaud et fraîcheur acoustique de Venice Beach

Bienvenue sur la West Coast. L’année ? On ne la connait pas. Enfin si, la pépite qui enchante nos oreilles et use le diamant à bon escient est sortie en 2015 et est l’œuvre déjà intemporelle du trio Warm Brew. Son titre : Ghetto Beach Boyz. Et c’est le genre d’albums dont on n’explique pas le manque de notoriété. Cela dit, l’aubaine est double : on adore vous en parler et il y a fort à parier que vous serez nombreux à apprécier découvrir ce groupe qui vient de signer son  EP Diagnosis sur Red Bull Records.

Warm Brew, c’est un trio composé de Ray WrightSerk Spliff et Manu Li. S’ils ont quatre projets à leur actif et qu’ils ont entamé leur carrière discographique il y a plus de cinq ans, les trois camarades se fréquentent depuis le lycée de Venice où ils ont commencé à s’essayer au mic.  Ils expliquent d’ailleurs que leur philosophie s’inscrit dans une recherche d’authenticité et que leur musique en est le reflet : sans vouloir s’imposer la moindre hybridation dans leur art, ils cherchent à proposer la musique la plus proche possible de leurs personnalités.

Justement, en termes d’influences, si elles sont indubitablement brandées West Coast, elles se nourrissent aussi de ce que le hip hop a su proposer de plus engageant. A titre d’exemple, le morceau  « Loose Ends » qui ouvre Ghetto Beach Boyz. Il exploite « Beach House » de Silver Soul que Kendrick Lamar avait déjà samplé sur l’immense « Money Trees ».  Puis qui déroule un boom-bap généreux pendant les 3 minutes 42 que dure le morceau.

Warm Brew – « Loose Ends »

On ne peut d’ailleurs pas laisser l’auditeur sur sa faim après ce premier morceau lorsqu’on sait quelle pépite lui succède dans la tracklist. Glissez donc une oreille sur « Can Ya Blame Me » :

Warm Brew – « Can Ya Blame Me »

Les hommages et révérences ne s’arrêtent d’ailleurs pas là puisqu’on retrouve également sur cet opus la présence de Dom Kennedy (sur « Hold On To Her ») ou les plus discrets Arima Aderra ou Hugh Augustine. Notons d’ailleurs  que Dom Kennedy tient une place importante dans la carrière du groupe puisque c’est à son contact qu’ils ont décidé de s’investir plus sérieusement dans la musique.

Et si 2016 devait être leur année ? Auteurs d’une discographie honorable et loin d’être famélique du haut de leur trois projets précédents (Sippin All Day Last Night, The Ride et Ghetto Beach Boyz),  ils viennent de sortir avec Diagnosis un EP qualitatif  porté par le titre « The Mission » qui leur ouvre une audience de plus en plus large. Si subjectivement, les productions paraissent moins entrainantes que sur leur précédent opus,  cet EP reste une galette de très belle facture qui ne peut qu’enrichir leur CV.

Warm Brew – « The Mission »

Que dire de plus de ce groupe encore discret ? Assurément que Warm Brew constitue une très belle découverte que nous ne pouvions vous taire. Que leur musique est riche et emballante et qu’ils ont déjà sorti d’excellents morceaux underground. Qu’enfin, nous ne pouvons que vous encourager à digger leur discographie, vous y trouverez assurément ce que vos oreilles cherchaient. La seule mauvaise nouvelle, c’est que personne ne leur a (pour l’heure) proposé de venir chauffer une salle de notre côté du globe. Espérons que cela tarde plus d’autant qu’en signant sur Red Bull Records, leur réseau vient de s’étendre davantage. Wait and listen…

Écoutez Ghetto Beach Boyz de Warm Brew

Crédit Photo Red Bull Records.

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