Pourquoi le son de Big Budha Cheez tape si fort

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Les Big Budha Cheez sont rares comme l'herbe du même nom, réputée pour sa saveur « à l'ancienne » chez les connaisseurs. En quelques projets, le groupe de Montreuil a fait reconnaître sa sonorité, à base de percussions qui claquent comme jamais. L'« Itinéraire d'un G » les a mené sur l'affiche de la quatrième édition du très bon festival Hip Hop Is Red, où Fiasko Proximo, Prince Waly, Papa Lex et DJ Med Fleed nous ont parlé de leur son si spécial.

« Avant chaque concert, je suis bien chaud », lâche Prince Waly, sans savoir qu'il prédit aussi l'ambiance dans la salle ce soir-là. Si la prestation live fut à la hauteur, c'est la discographie des Big Budha Cheez qui a beaucoup fait pour leur réputation : quelques morceaux et une mixtape avec DJ Med Fleed plus tard, ils deviennent synonymes des années 90 et de leurs sons, au point d'apparaître dans un Tracks sur le sujet. L'amateur de rap est en droit de se méfier : l'old school et la nostalgie ont vite fait de devenir des arguments marketing. Sur un des premiers morceaux sortis Big Budha Cheez, le groupe cite un extrait du Hagakure et du Ghost Dog de Jim Jarmusch :

« Il est dit que ce qu'on appelle “l'esprit d'une époque” est une chose à laquelle on ne peut pas revenir. Et si cet esprit se dissipe progressivement, c'est que le monde approche de sa fin. Aussi, même si l'on souhaite changer le monde d'aujourd'hui et revenir à l'esprit d'il y a cent ans ou plus, cela ne se peut. C'est pourquoi, il faut tirer le meilleur parti de chaque génération. »

 

Big Budha Cheez est un concept total, localisé dans la ville de M-City, avec des références, une ambiance et un vocabulaire particuliers. Leur crew s'appelle Exepoq, leurs photos sont à l'argentique, les clips à la pellicule : les types ne font rien à moitié, et leur mixtape rafle tout. On ne peut pas revenir à l'esprit d'une époque, mais on peut à coup sûr s'en inspirer : l'enregistrement sur bandes magnétiques, les samples de bandes originales de film, les vocaux spectaculaires de Papa Lex, le flow et l'écriture carrés des deux MCs... C'est sans aucun doute le meilleur parti à tirer des cette génération.

L'utilisation des magnétophones

Big Budha Cheez utilise d'imposants magnétophones en studio, ça vient d'où ?

Fiasko Proximo : Les premières fois qu'on a enregistré tous les deux, on s'était acheté un magnéto, un Braun avec des bandes, on a réussi à le faire marcher, et on a posé nos voix dessus. C'était pas un bon magnéto mais on l'a fait, et on s'est dit que c'était le son qu'on voulait.

Prince Waly : Les grands magnétos comme le Mitsubishi X-880 étaient fait pour les studios, mais les petits, j'ai appris qu'ils servaient au FBI.

mitsubishi x880 magneto

À gauche, le magnéto Mitsubishi X-880


Fiasko Proximo :
 La bande servait à tout enregistrer. Certains sont faits pour les studios, d'autres pour les salons, parce que les gens qui avaient un peu de thune écoutaient le son sur les magnétos, à la place du vinyle, parce que ça a une qualité d'écoute. Le Mitsubishi X-880, c'est un magnéto de studio sur lequel on a eu la chance, parce que c'est rare, d'enregistrer. Je pense que quelques sons de Michael Jackson ont été enregistrés sur ces marques de magnéto et sur cette série, il y avait aussi...

Papa Lex : King Daddy Yod...

Prince Waly : Ou même Papa Wemba.

Fiasko Proximo : Quincy Jones a aussi fait pas mal de choses avec ces magnétos. Et cette qualité, je pense que c'est celle qui manque aux gens lorsqu'ils trouvent qu'un titre est bon mais qu'il manque un truc. Ce sont ces machines, et aussi le mec qui mixe, mais surtout ces machines, qui ont permis ça. Et nous, on est partis vers ce délire là, ces machines. Par contre, comme dans tout, tu as un revers de la médaille : nos projets mettent beaucoup de temps parce que le processus est très long. Tout ce que tu fais sur un ordi, là tu ne l'as pas : les automations [fonction numérique qui permet de mémoriser les réglages des faders, NdR], enlever des bruits, enregistrer, et en plus tu as toutes les merdes à réparer sur le magnéto, c'est un vrai bordel. Mais pour moi, ça vaut le coup de le faire comme ça.

D'autant plus que les bandes magnétiques doivent être très chères, obligeant aux « one shot »...

Prince Waly : Ouais, quand tu dois recommencer, t'as ce truc-là de te dire « Merde... », mais ce qui est bon là-dedans, c'est que ça te force à connaître tes textes par coeur, à connaître chaque temps, chaque pause, chaque back. Ça peut paraître compliqué, parce qu'il faut recommencer la piste si tu te foires : tu peux toujours faire du drop, mais c'est pas pareil. Et ça aide bien au final, même quand je fais les projets en numérique avec MythSyzer ou d'autres.

Fiasko Proximo : Et sur le gros magnéto comme le Mitsubishi X-880, tu vas mettre une journée à faire du drop pour mettre une phase, donc ça vaut pas le coup. Si tu poses, tu payes, en gros. Sur le gros magnéto Mitsubishi, une bande de 1 heure coûte à peu près 300 à 400 € et elles sont très rares. La plus petite sur laquelle on a posé le prochain projet coûte 1 € la minute, et elle en fait 90. Et sur celle-là, on peut réengistrer dessus, sur celle du gros magnéto, tu peux effacer et refaire, mais après 3 passages, le son devient crade.

Prince Waly : C'est comme une cassette VHS : plus tu la passes, plus l'image est dégueue. Je me souviens des vieux films de cul, c'était pareil, ça enregistrait dessus et tu voyais plus rien après...

Papa Lex : Le point commun avec l'enregistrement analogique et une cassette VHS, c'est que tu mets en scène. Avant l'enregistrement, Fiasko nous a dit : « Il faut qu'on soit carré, les textes par coeur. » C'est pas comme le MIDI où tu peux te permettre des choses. J'étais habitué à l'analogique, mais j'ai fait beaucoup de live, où tu te détends et tu n'es pas avec la machine.

Fiasko Proximo : Et nous, on arrive avec le hip-hop, les machines,les sampleurs qui ne sont pas des instruments comme la batterie, la basse et tout. Pour la bande, c'est archi dur à assimiler, il faut lui faire comprendre qu'on va travailler avec des sampleurs. Même si c'est des vieux sampleurs, il faut faire comprendre à ces machines que tu as un signal comme ça et pas comme ça, qu'il y a des boucles. Il y a tout ce travail à faire avant. En fait, il y a des magnétos qui sont temporels et des magnétos qui sont intemporels : pour expliquer ça, tu pars dans la physique quantique, c'est très compliqué mais les magnétos partent de ça... Les magnétos où tu vas jouer en intemporel n'ont pas de temps, c'est la batterie qui va marquer le temps et tous les autres éléments vont suivre. Sur une MPC, comme la charley va se caler sur la première piste, tu es obligé de tout diviser. Sur une bande, en physique, il faut que le magnéto marque des temps, sinon il ne sait pas où se placer, le signal ne fonctionne pas, et c'est pareil pour les voix. Pour régler ce simple problème, il nous a bien fallu quatre mois. Le travail accordé en amont aux machines est très important. Après, ce n'est pas réservé à certaines personnes, il faut juste avoir la passion du truc.

Papa Lex : Avant une session, Fiasko s'est retrouvé avec Rémi, l'ingénieur, au studio 24h avant qu'on pose, pour assigner les pistes tellement cela représente du boulot.

Fiasko Proximo et Prince Waly, Big Budha Cheez - Hip Hop Is Red #4

Fiasko Proximo et Prince Waly, Big Budha Cheez - Hip Hop Is Red #4

Tu peux nous faire le parcours d'une piste de Big Budha Cheez ?

Fiasko Proximo : Je travaille du vinyle, il n'y a pas de son numérique de base, sur une MPC 2000, 2000XL. Dans les gros studios, ça passe direct dans le magnéto, parce qu'il peut prendre les pistes séparées qu'on mixe après. Ensuite on pose, et de la mise à plat [ajuster le niveau sonore relatif des différentes pistes, étape qui précède le mix, NdR] on commence à mixer. Et quand tu veux repasser des sons au mix, tu le repasses sur des magnétos qui ont moins de pistes, et à la fin tu passes tout sur un magnéto qui ne fait que deux pistes pour sortir une stéréo toute simple. Vient ensuite le master, qui est encore une autre étape. En analogique, c'est très compliqué de le faire aujourd'hui, nous on ne l'a pas encore fait. C'est très rare, et ça demande quelqu'un qui connaisse le master parfaitement.

Au niveau du son, qu'est-ce que cela apporte ?

Fiasko Proximo : C'est comme les orgues Hammond, les Moog, ça part du corps, de base, c'est de l'émotion. C'est un son très chaleureux, sur lequel tu vas pouvoir entendre chaque élément, parce que la bande arrive à faire ce truc là : même si t'entasses beaucoup de pistes, tu vas entendre le mec derrière qui va crier et bizarrement, même en l'entendant loin, tu l'entendras toujours. Les plus gros magnétos sont coupés à 48 pistes, et Rémi nous a appris que cela venait d'une conception ancienne de la musique, selon laquelle au-delà de 48 pistes, c'était du bruit, c'était plus de la musique. Avec le numérique tu fais du 124 pistes, mais t'entends pas la quatrième parce que c'est trop compressé.

Prince Waly : Là, t'as l'impression que ta voix elle est réchauffée, t'as la voix à Lauryn Hill quand tu drops dans ce genre de trucs.

Papa Lex : Tu t'entendais respirer. C'est tellement pointu, on pouvait jouer avec le micro, c'est vraiment vivant.

Fiasko Proximo : Ce qui est important, c'est que cela a une influence pas que sur le son, mais aussi sur tous l'univers que tu vas créer autour. Dans un livre, j'ai noté tous les temps de Lex quand il backait, ceux de Prince Waly... Les gens vont appeler ça de la perfection mais c'est faux, ça donne plus de liberté selon moi. Devant ton ordi, tu n'as plus besoin de prendre des notes, tu places des marqueurs. Là, t'as une certaine liberté, qui est autre, dans ta musique et c'est ça qui est important. On a pu facilement passer 15-16 heures en studio tous les trois, mais l'ambiance de travail elle est là : il y en a un qui va dormir, mais le son tourne toujours, parce que tu règles un truc... Et quand quelqu'un va poser, il y a une espèce de patate qui se met en route, tu te dis c'est comme sur scène, j'ai droit qu'à une seule fois. Et c'est là où tu as l'avantage des anciens sons, des classiques, dans le hip hop ou ailleurs. Tu avais cette pression qui était grave bonne, et que tu perds un peu parce que le numérique est arrivé. Après moi je trouve qu'il y a des mecs qui font du numérique, c'est des tueurs aussi, mais c'est plus rares. À l'époque, t'écoutais le mec le plus pété tu pouvais dire « Ah, putain, sa guitare elle est chaude quand même », parce que le musicien avait un truc.

Papa Lex, le « sample vivant » de Big Budha Cheez

Comment s'est passée la rencontre de Papa Lex avec Fiasko Proximo et Prince Waly ?

Papa Lex : On a fait connaissance lors d'une session en studio en juin 2010, Fiasko, beatmaker, avait une ébauche de projet et ma voix correspondait à ce qu'il recherchait. On s'est bien entendus sur le plan relationnel, j'ai rejoint le collectif Exepoq et je prépare d'autre chose avec eux pour l'avenir. C'est une très bonne expérience car je viens pas du hip-hop à la base, je viens plus du fonck, de la soul, du jazz rock, un peu de rock et le chant. À la base, je suis batteur.

Papa Lex - Big Budha Cheez - Hip Hop Is Red #4

Papa Lex - Big Budha Cheez - Hip Hop Is Red #4

Fiasko Proximo : On a un petit studio à Montreuil, où il y a tout le collectif Exepoq. À l'époque, on faisait des répéts pour une scène à Montreuil. Dès que Papa Lex a commencé à chanter, on a trouvé ça chaud, personne ne le connaissait dans le collectif. À l'époque, on faisait pas beaucoup de scènes, c'était notre premier projet, donc on faisait beaucoup d'enregistrements. L'ambiance, avec les bandes et tout, lui a bien plu. On l'a rappelé, il a commencé à poser avec nous. On a fait plein de scènes, des projets. BBC, c'est Waly et moi, 6 ans déjà !, mais t'as tout un univers, et Lex en fait partie, comme DJ Med Fleed. Sur scène, c'est mieux si tout le monde est là. C'est une équipe très soudée, Big Budha Cheez, que l'on parle de la technique ou de l'artistique.

Prince Waly : Ce qu'on fait c'est pas que c'est fade, mais quand il y a Lex et Med Fleed, c'est du plus. Et puis Lex est plus grand que nous, c'est comme un mentor. Il apporte plein d'idées, et vu qu'il connaît bien le domaine de la musique, il nous dirige un petit peu, même pour les trucs de SACEM. Et Sara [manageuse, NdR] fait aussi partie de notre équipe, on bosse tous ensemble et ça fait vraiment un plus.

Fiasko Proximo : Clifto Cream, le directeur artistique visuel, s'il était pas là, les clips et les pochettes, même si on kiffe ça, ce serait trop difficile de tout gérer.

Big Budha Cheez - « Budha Cheez » (prod. Fiasko Proximo)

Comment travaillez-vous en studio ?

Papa Lex : Fiasko est un beatmaker qui sait ce qu'il veut. Tantôt il me laisse poser des vibes et m'éclater, tantôt il m'indique les moments où intervenir, parce qu'il a sa composition, sa prod dans la tête. Sur scène, je kiffe, parce que je regarde, je suis derrière, et ce que j'essaie d'apporter, c'est, sans écorcher et gêner leur univers, les années 80. Moi, j'ai une voix sans prétention, elle est ce qu'elle est, un peu soul, un peu de cette époque. C'est comme si j'étais un sample vivant.

Fiasko Proximo : Lex est arrivé pile au moment où on a vraiment fait de la musique, dès le départ de Big Budha Cheez. Avant, on s'appelait Recto-Verso, mais on n'avait fait aucun projet, et peu de scènes.

Papa Lex : En fait, ils étaient en pleine mutation parce que depuis que j'ai l'honneur de les accompagner, même leur écriture a changé. Je suis arrivé au moment où ils bifurquaient vers quelque chose et Fiasko m'a chopé en me disant : « Monte dans le train. »

Des orfèvres du son

De qui vous êtes vous entourés pour le prochain projet ?

Fiasko Proximo : Qu'il s'agisse de Clif, Køhm, Issaba, ou tous les autres, on a une philosophie chez Exepoq selon laquelle quand un artiste fait quelque chose, c'est tous pour lui, tout le monde travaille pour lui. Et comme on sortait un CD, Køhm s'est investi, voire plus, puisque je lui présentais les instrus brutes que j'avais faites et lui il arrivait dans l'arrangement, les transitions que j'ai travaillé avec lui, mais qu'il joue. Il a vraiment ramené une patte sur ce CD qu'il avait peut-être moins dans les autres alors que c'est lui qui les a tous mixé, sauf « M.City Citizen », mixé par Dixxon Mandrake. En plus, comme on fait les trucs à bandes, et que lui travaille à la base en numérique, quand on lui file des trucs c'est toujours un défi pour lui d'aller plus loin. Et il progresse de ouf, parce qu'on l'a vu sur ce projet là, il atteint des qualités que, même en analogique, très peu de studios peuvent avoir.

On a l'impression que cette méthode d'enregistrement met vraiment en avant la personnalité de tous les artistes et techniciens...

Fiasko Proximo : Ce n'est pas quelque chose qu'on entendra bientôt, mais on a travaillé avec un mec qui s'appelle Rémi, qui est dans un autre studio, qui nous a donné beaucoup de force sur pas mal de trucs pendant l'enregistrement. Il a beaucoup cru en nous alors qu'il ne connaissait pas trop notre univers, il vient pas du hip hop, c'est un ingé son qui est beaucoup plus vieux que Køhm. C'est un fan de l'analogique, donc on a trouvé aussi en lui un mec qui était que là-dessus, qui a kiffé notre délire et qui nous a beaucoup aidé. Ce ne sera pas dans le prochain projet, mais il a été très présent ces derniers temps et perso, pour ma conception des instrus ou des arrangements, il m'a beaucoup aidé, je pense que c'est important de le dire.

Prince Waly : D'autres artistes viennent enregistrer à Exepoq, souvent des connaissances de Grégoire, l'ingé, ou des gars de notre entourage. Chez Rémi, il y a aussi des gars mais c'est des gros artistes, pour des productions. Nous, on s'est saignés pour y aller, on mettait nos payes dedans, il nous faisait des prix parce qu'il kiffait bien notre truc. Il nous a trouvé déterminés : pendant 4, 5 mois on galérait, on trouvait pas un souci sur le magnéto mais on y allait encore. On priait des fois, on avait l'impression d'être maudits.

Fiasko Proximo : On a eu un gros souci avec le magnéto, au début, il bugguait. Le magnéto décrochait la lecture, c'était une pièce, mais j'ai passé des nuits avec Rémi à ouvrir le magnéto - ce qui m'a permis d'avoir des connaissances de ouf dessus - et Rémi a trouvé la panne. Il nous reste encore pas mal de trucs à faire sur ce projet.

Prince Waly : Pour réparer le magnéto, Rémi a du partir à Chicago pour une petite pièce, celle qui niquait tous nos magnétos. 

L'esprit Big Budha Cheez

L'univers de Big Budha Cheez semble assez chronophage, vous allez parfois voir ailleurs ?

Fiasko Proximo : C'est vrai qu'on ne choisit vraiment pas les trucs les plus simples : quand on fait des vidéos avec Clifto Cream, c'est très complexe parce qu'on marche à la pellicule, à l'argentique pour les photos... Mais on lâche pas l'affaire, et après on se laisse une liberté quand même. Big Budha Cheez c'est notre principe musical, artistique, mais quand on est solo, l'autre fait ce qu'il veut. On ne sortira jamais un album de Big Budha Cheez en numérique, c'est propre à notre groupe de le faire comme ça, mais quand Waly bosse à côté c'est en numérique, Lex quand il bosse avec L'Uzine, c'est en numérique, moi je vais sûrement bosser avec des gens... Comme je compose, j'essaie le plus possible de pas le faire, mais j'ai posé avec Waly sur un son l'autre fois, c'était en numérique, et ce n'était pas Big Budha Cheez car il m'a invité sur un truc qu'il faisait lui, de son côté.

Waly, tu as bossé à plusieurs reprises avec Don Dada...

Prince Waly : Oui, ce sont des bons gars et un très bon label, mais là je suis sur un projet avec Myth Syther. Dès qu'on finit notre prochain projet pour Big Budha Cheez, je m'y remets avec lui. C'est pas que je veux varier, parce que je m'en fous, mais c'est juste que je veux faire les trucs que je kiffe et je kiffe plein d'autres délires différents. Et lui il est très bon.

Que peut-on attendre pour le prochain projet de Big Budha Cheez ?

Fiasko Proximo : On l'a enregistré sur bandes mais avec une autre technique. On ne l'a pas fait au studio mais à la maison, au studio Exepoq de Montreuil avec Køhm. Nous avons utilisé des magnéto qui sont plus petits, qui n'ont pas cette impédance, cette rapidité que tu peux avoir avec les gros magnétos. Mais, au final, tu arrives toujours au même chose : c'est comme les différences entre une télé Sony ou Samsung, elles sont minimes, mais il y en a quand même.

Prince Waly : Il y a plein de choses qu'on fait qui ne sortent pas, parce qu'on est pas satisfaits. Mais ce projet-là, ça fait un bon bout de temps qu'on est dessus, on a apporté pas mal de modifications. Lex est présent dessus, sur des interludes, il y a aussi Grégoire, Spootnik, et donc Køhm, de Exepoq aussi. C'est un putain de mixeur, il fait les masterings, il enregistre, il rappe aussi. C'est lui qui tient la section musicale.

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